La vie de la nature

Bonjour.
Si vous vous êtes égaré ici , sachez que cet espace n'a pour but que de partager quelques photos de mes émerveillements devant toute la diversité
offerte par dame nature et que l'on peut rencontrer à deux pas de sa porte. Toutes les photos présentées ont été réalisées sur le terrain. N'étant pas un
spécialiste vous voudrez bien me signaler dans le commentaire les erreurs que vous pourriez trouver.
De même un petit mot lors de votre visite est le bienvenu.
Merci à vous pour votre attention.
Henri
.....................................................................Cliquer sur la photo pour l' agrandir.........................................................................

vendredi 5 juin 2020

Un aprés midi à Costechaude

Costechaude est un hameau de la commune de Présailles en Haute-Loire situé à 1109 mètres d'altitude et dominé par le château de Vachères :
Lors d'une visite, interrompue par la pluie, j'ai pu y faire quelques observations intéressantes présentées ci après :
Le lézard des souches appelé aussi lézard agile, ( Lacerta agilis) rarement observé car très discret. Ici la femelle et le mâle étaient côte à côte, une grande chance de les voir ensemble.
Ce lézard peut atteindre une trentaine de centimètres de la tête au bout de la queue. Après le lézard vert, c'est le plus grand de nos lézards.
Le mâle se distingue par ses côtés vert fluo tachetés de noir alors que le dos est parcouru par une bande brune marbrée de noir .
Couple de Lacerta agilis :
Le mâle :
Une araignée de la famille des araignées crabe Diaea dorsata :
Le géranium des bois (Geranium nodosum) :
Une punaise de la famille des mirides, ici c'est Capsodes flavomarginatus :
Un papillon du groupe des phalènes la surlignée ( Siona lineata) la femelle :
Le mâle :
Une chenille de zygène. Pour celle ci nous aurions pu hésiter entre la zygène de la filipendule et la zygène du trèfle qui sont quasi semblables mais comme elle consommait sa plante hôte, le doute était levé, il s'agit de la zygène du trèfle Zygaena trifolii :

L'imago :
Une orchidée, la grande listère (Listera ovata) :
Une autre espèce d'orchidée : l'orchis punaise (Orchis coriophora) :





jeudi 7 mai 2020

Dans mon jardin à Blavozy semaine du 01 au 07 mai 2020.

Confinement oblige, je continue à explorer le moindre recoin à proximité de la maison et j'ai toujours de bonnes surprises, en voici quelques unes :

Lui, c'est une longicorne famille des cérambycidés donc. Il se nomme Agapanthia villoviridescens (rien que de chercher à prononcer son nom ça calme n'est ce pas); et il n'y a pas de traduction en langage vernaculaire. Il mesure près de 2 cm de long et, du haut de sa feuille d'ortie dont il se délecte des pédoncules floraux il surveille. Au moindre mouvement annonciateur de prédateur il se réfugie sous la feuille c'est pourquoi il n'est pas si aisé à observer :
Coucou de Agapanthia villoviridescens






Dans l'allée, prés de l'abri à bois un lézard des murailles (Podarcis muralis)  a surpris un hanneton et après l'avoir assommé en le projetant contre le muret s'en est délecté. Ce fut une longue séance photographique dont je ne vous fais profiter que par deux images :




Sur une ombelle d'apiacée, une superbe araignée crabe jaune (Misumena vatia) avait capturé une mouche de la St Marc (Bibio marcii) :


La mouche de St Marc (jusqu'à 1 cm de long) a la particularité d'apparaitre autour du 25 avril qui est la fête de St Marc, c'est donc ce qui lui a valu son nom vernaculaire; voici à quoi elle ressemble avant sa capture par l'araignée. 

Ne pas confondre avec le bibio des jardins (Bibio hortulanus). La seule différence à l’œil nu n'est visible que chez la femelle qui est rouge-orangé chez le bibio des jardins alors qu'elle est noire chez le bibio de St Marc. Ici pas d'hésitation puisque nous avons le couple en pleine effervescence amoureuse : 



et la femelle vue de profil :


Beaucoup d'insectes sur les apiacées, ici un coléoptère de la famille des cétoines  Valgus hemipterus. Il est la seule espèce de la sous famille des valginés et du genre valnus. Il se nourrit de fleurs en particulier d'apiacées mais aussi de rosacées. Il mesure environ 1 cm et se rencontre surtout en mai et juin en Haute Loire.


Une autre mouche de la famille des argidés la tenthrède de la ronce (Arge cyanocrocea). Les adultes atteignent 1 cm et butinent sur les apiacées mais pondent sur les ronces  dont les "chenilles" vont consommer les feuilles :


Sur une graminée une mouche serpent (Phaeostigma notata) appelée ainsi à cause de leur prothorax très allongé et de leur tête avec les mandibules en avant, l'ensemble donnant une allure de serpent (oui, de quelque mm donc même pas peur).
De la famille des raphidées, toute en finesse, elle peut mesurer jusqu'à 15 mm de long. Très utile dans les jardins, les adultes et les larves se nourrissent de pucerons.



Un pétale du pommier emporté par la brise, non, un papillon blanc traverse l'espace et se pose sur une feuille de blé. Je le laisse s'installer et l'approche lentement et c'est en faisant la photo dorsale que je m’aperçois qu'il est en train de pondre. C'est une mendiante (oui, oui c'est bien son nom) (Diaphora mendica) que l'on peut voir de mai à juin en Haute-Loire.
La mendiante de profil :

Vue dorsale , on voit bien les premiers œufs :



 La totalité de la ponte :



Sur une graminée brille d'un rouge éclatant un insecte le cardinal rouge ou cardinal couleur de feu (Pyrochroa serraticornis). Ses antennes sont dentées. Tout cette apparence lui a valu son nom qui est donc issu du grec ancien pyro "feu" et chroa "couleur" et serraticornis "cornes en forme de scie" . Jusqu'à 15mm de long, c'est un redoutable prédateur d'insectes qu'il attend , à l'affut sur les fleurs. Leurs larves aussi se nourrissent de larves d'autres insectes :


Un couple d'ascalaphes (Libelluloides coccajus) a eu la bonne idée de venir se poser sur une feuille de plantain à quelques centimètres de l'objectif. C'est la première fois que j'ai l'occasion d’observer l'accouplement de ces insectes :


J'étais assis par terre à l'affut d'autres insectes quand un bruissement, ou une sensation, me fit retourner : dans l’espace laissé entre les pierres disjointes du mur une couleuvre coronelle  (Coronella austriaca) d'une soixantaine de centimètres glissait lentement à moins de 50 cm de mon visage, encore un beau cliché qui change des insectes et un superbe animal d'une très grande utilité dans le jardin. J’espère qu'elle y restera.



Au dessus de ma tête, sur le fusain à larges feuilles un chardonneret (Carduelis carduelis) chantait :

dimanche 3 mai 2020

La chenillette poilue Scorpiurus subvillosus

La chenillette poilue (Scorpiurus muricatus subsp. subvillosus) est une plante de la famille des fabacées de 10 à 30 cm, velue couchée.
Ses feuilles sont lancéolées et les fleurs sont jaune avec un étendard parfois un peu rougeâtre.
Le fruit est remarquable avec ses épines rudes réparties sur tout le pourtour.

dimanche 26 avril 2020

Dans mon jardin Blavozy semaine du 19 au 26 avril

Inutile de courir bien loin pour profiter de merveilles offertes par dame nature à deux pas de notre porte. Confinement oblige, cette semaine je me suis donc installé dans le jardin et j'ai pu voir de belles  petites choses intéressantes. 
Ces observations ont été faites sur seulement une dizaine de mètres carrés. 
La semaine prochaine je recommence , les insectes seront peut être un peu plus nombreux avec les beaux jours; les chardonnerets construisent un nid sur le pommier, j'évite de passer à proximité tant qu'ils ne l'habitent pas définitivement; de belles observations en perspective... ou pas ?

Le muscari négligé (Muscari neglectum) dresse ses grappes de fleurs bleu-violacé au bord de l'allée :
Un papillon, l'azuré de la faucille (Cupido alcetas) posé au beau milieu d'une touffe de graminées se chauffe au soleil avant de s'envoler pour aller se délecter du nectar des fleurs de trèfle :
Les clytes arqués (Plagionotus arcuatus), longicornes de la famille des cérambycidés étaient en pleine effervescence.    Avec leur 2 cm et une allure de grosse guêpe, les prédateurs n'osent pas trop les taquiner.

Une tipule (Limnophila schranki) telle une danseuse d'opéra faisait des pointes sur les graminées :

Le lepture tacheté (Ruptela maculata) autre longicorne cherchait des fleurs blanches de préférence des ombelles d'apiacées dont il est friand :
Une touffe de petite oseille  (Rumex acetosella) a colonisé un petit endroit plus sec et granitique :
A proximité, et toujours sur cette petite parcelle plus acide, quelques pieds de teesdalie à tiges nues (Teesdalia nudicaulis) :
 Et si l'on n'y prend garde, le séneçon commun (Senecio vulgaris) aura tôt fait de se disperser un peu partout dans le jardin :

Un clairon élégant (Clanopilus elegans) famille des melyridées, se hâte de rejoindre le sommet d'un vulpin des prés pour prendre son envol :

 Le mouron des oiseaux (Stellaria média) prospère dans un coin ombragé et humide :

Un salsifis des prés (Tragopogon pratensis) a trouvé refuge au pied d'un muret, malheureusement il ne fleurira pas car ses boutons floraux ont été infectés par une rouille : Microbotryum tragopogonis pratensis.
Sous la treille dont les bourgeons commencent à poindre, le charançon de la vigne (Othiorhyncus sulcatus) se prépare au festin d'un feuillage tendre :
Tout à coup tel un petit éclair mordoré, le carabe doré ( Carabus auratus) traverse l'allée à toute allure; difficile de faire une photo de lui; heureusement il escalade une racine et s’arrête au sommet; est-ce pour reprendre son souffle ou pour s'orienter ?
Des tétrix des clairières (Tetrix undulata , famille des tetrigidés proche des criquets) font des bonds impressionnants pour éviter le piétinement :

Bien sûr il y a aussi quelques araignées qui surveillent le petit monde des insectes et ont trouvé dans le jardin un garde manger à leur convenance, à cette période de l'année, les premières à montrer leur pédipalpes sont les sauteuses telle Aelurillus-v-insignitus, ( taille 8mm) oui oui, son nom s'écrit bien ainsi et il n'y a pas de traduction vernaculaire : 



Ou encore Evarcha arcuata, (taille 9mm) très curieuse, elle regarde toujours du côté d'où elle perçoit le moindre mouvement, à cause de cela, il est assez difficile de faire son portrait de profil ou de dos :

Une toute petite qui chasse dans les herbes Pseudeuophris erratica (taille 5 mm) ici la femelle: 

et le mâle un peu plus petit, (autour de 4 mm) :
Une fourmi ? Non, une araignée qui se déguise en fourmi, de la famille des sauteuses toujours, ce sont des araignées que l'on dit myrmécomorphes. Elles se comportent comme une fourmi, marchent avec les deux pattes avant relevées afin d' imiter des antennes. Ce mimétisme leur permet d'échapper à un bon nombre de prédateurs qui craignent les fourmis. C'est la premiere fois que je vois cette petite bestiole en Haute-Loire son nom Leptorchestes berolinensis n'a, lui non plus pas d'équivalent français. Taille 5 mm : 

Une Marpisa muscosa (taille 9 mm) se cache sur le tronc d'un vieux prunier :

Tandis qu'une araignée crabe (Xysticus sp.) se tient à l'affut sur les fleurs d'un pied de cardamine des prés :

 En fin de compte une semaine bien remplie et assez riche d'observations; ce confinement permet aussi à la planète de prendre quelques congés qu'elle a bien mérité après toutes les agressions que nous lui avons (et ferons) subir. A la semaine prochaine.