La vie de la nature

Bonjour.
Si vous vous êtes égaré ici , sachez que cet espace n'a pour but que de partager quelques photos de mes émerveillements devant toute la diversité
offerte par dame nature et que l'on peut rencontrer à deux pas de sa porte. Toutes les photos présentées ont été réalisées sur le terrain. N'étant pas un
spécialiste vous voudrez bien me signaler dans le commentaire les erreurs que vous pourriez trouver.
De même un petit mot lors de votre visite est le bienvenu.
Merci à vous pour votre attention.
Henri
.....................................................................Cliquer sur la photo pour l' agrandir.........................................................................

vendredi 9 mars 2012

Gendarmes et punaises rouges

Le gendarme ( Pyrrhocoris apterus ) est une punaise d'environ 1 cm, de la famille des pyrrhocoridées.
Son nom vernaculaire lui a été attribué en raison des couleurs rouge et noir qui étaient aussi celles de l'uniforme des gendarmes.
Très commun, on le rencontrera partout en toutes saisons, y compris en hiver où, par une belle journée ensoleillée il ne résistera pas à venir se réchauffer à la base d'un arbre bien exposé.
L'accouplement se déroule au printemps et peut durer un jour et demi (pas mal); la femelle pondra une cinquantaine d’œufs sous les feuilles mortes; les larves écloront dans le courant du mois de mai et deviendront adultes au début de l'hiver.

Pyrrhocoris apterus adulte:
Pyrrhocoris apterus larve:
Pyrrhocoris apterus "nid":

A ne pas confondre avec Scantius aegyptius , 1 cm également, de la même famille, mais se rencontre plus dans la moitié sud de la France et ne possède qu'un point sur chaque élytre ( deux pour le gendarme).
Scantius aegyptius:





Autres punaises rouges et noires:

.........................................Famille des lygaeidées:

La punaise écuyère, Lygaeus equestris, de taille sensiblement identique aux précédentes, elle se distingue formellement par sa tache circulaire blanche sur les ailes. Remarquer le pronotum avec deux points noirs.


Spilostethus pandurus (ex Lygaeus pandurus), diffère de la précédente par son pronotum barré de deux bandes transversales noires.
..........................................Profil, remarquer le long rostre replié sous la tête et le thorax:




..........................................Accouplement:


Spilostethus saxatilis, comme le précedent avec ses deux bandes transversales noires sur le pronotum, mais on remarque l'absence de tâche circulaire blanche sur les ailes.

Beosus quadripunctatus, moins de 1 cm, deux tâches circulaires blanches à la base des élytres, pronotum entièrement noir:

..........................................Famille des miridées:

Brachycoleus triangularis, se rencontre surtout sur les panicauts (Eryngium sp), 1 cm; très farouche, se laisse difficilement approcher.

Calocoris nemoralis, un coeur rouge cerné de noir, un peu moins de 1 cm.

..........................................Famille des pentatomidées:


Eurydema ventralis, 1cm, remarquer le dimorphisme sexuel ( le mâle est à gauche sur la photo).


La punaise ornée ou punaise du chou ( Eurydema ornatum ), se nourrit en piquant les feuilles de différentes brassicacées (choux) sauvages ou cultivées; 1 cm environ.

La punaise arlequin ( Graphosoma italicum ) se rencontre souvent sur les ombellifères mais aime bien les plants de tomate ainsi que la tomate elle même, ne déteste pas non plus rencontrer un semis de haricots; 1.2 cm.
Vue ventrale, remarquer la ponctuation noire:
Juste aprés la mue:

Le graphosome ponctué ( Graphosoma semipunctatum ), proche du précédent, s'en différencie par des tâches quasi circulaires alignées sur le pronotum au lieu de lignes continues ainsi que par les pattes entièrement rouges.
Côte à côte, Graphosoma italicum (à gauche) et Graphosoma semipunctatum (à droite):

En résumé:
 

vendredi 3 février 2012

Phlegra Araignée sauteuse

Deux petites araignées sauteuses (salticidae) du genre Phlegra.

Les araignées de ce genre sont de petites bêtes atteignant 0.8 cm avec un abdomen nettement ovale, légèrement pointu vers l’arrière. 
Nous pouvons les observer en Haute Loire sur les coteaux sableux bien exposés.

Phlegra fasciata femelle, remarquer les anneaux foncés sur les pattes.

Phlegra bresnieri femelle, n'a pas les pattes annelées, les bandes longitudinales sont d'un blanc pur.

Phlegra bresnieri mâle, plus foncé que la femelle, pattes noires, belles moustaches blanc pur et bandana orange sur le front.

lundi 23 janvier 2012

Quelques Coccinelles de Haute Loire

Appelée aussi bête à bon Dieu la coccinelle est un petit insecte bien sympathique et ce petit animal qui aurait le don de porter bonheur serait également susceptible de prévoir le temps lorsque nous le lui demandons et qu'elle s'envole du bout du doigt.
Ce sont en général de grandes consommatrices de pucerons.
Et non, le nombre de points n'a aucun rapport avec leur age, leur durée de vie est en moyenne de deux à trois ans..

Voici la "véritable" histoire qui aurait donné son surnom de bête à bon Dieu a la coccinelle, elle nous viendrait du Xème siècle: 
Un homme soupçonné d'avoir assassiné son patron est condamné à mort malgré ses dénégations et protestations. Une grande partie de la populace est présente ce jour là pour assister à l’exécution.
Mais quand le bourreau lève sa hache une coccinelle se pose sur le cou du condamné.Le bourreau décide d’ôter la coccinelle qui n'a rien à faire ici. Il relève sa hache et, à sa grande surprise, la coccinelle était revenue se poser sur le cou prêt à être tranché. Le bourreau enleva une nouvelle fois la coccinelle mais elle revint encore; le bourreau eut beau insister, la coccinelle était tellement tenace que le roi ( qui n'était autre que Robert le pieux) y vit un signe divin; la coccinelle était l'envoyée de Dieu et que par conséquent il s'agissait d'un miracle.
Le condamné fut gracié et quelques temps plus tard le véritable coupable fut découvert.
Ce fut depuis que l'on parla de la bête du bon dieu et il ne vint même plus à l’esprit de personne d'écraser ce petit insecte. Le contraire eut d'ailleurs été considéré comme un sacrilège.
Voilà donc une bien belle légende qui perdure et dont ne bénéficient pas hélas nombre d'autres insectes tout aussi utiles.

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Celle que tout le monde connaît: la coccinelle à 7 points ( Coccinella 7-punctata ), est une dévoreuse de pucerons.
 
La larve de la coccinelle à 7 points, elle peut dévorer jusqu'à 10 000 pucerons durant son développement larvaire.

La coccinelle à 2 points ( Adalia bipunctata ) se nourrit de cochenilles et autres petits insectes.

La coccinelle à 10 points ( Adalia 10-punctata ) fréquente en juillet- août, elle est très variable,des points rouge sur fond noir, des points noir sur fond rouge....etc... 

La coccinelle à 14 tâches ( Calvia 14-guttata ) se rencontre prés de buissons ou de bois mort et a la particularité de se nourrir principalement de spores de champignons.


 La coccinelle à 14 pustules ( Coccinella 14-pustula ) se rencontre dans les milieux secs et chauds et ne dédaigne pas quelques grains de pollen.

La coccinelle à 14 points ( coccinella 14-punctata)

 La coccinelle à 4 pustules ( Exochomus quadripustulatus) se nourrit de cochenilles et de pucerons

 La coccinelle Harmonia axyridis forme  succinea. Harmonia axiridis a été introduite d' Asie et commercialisée en Europe pour lutter contre les pucerons dont elle se délecte.
 La coccinelle Harmonia axyridis
  La coccinelle Harmonia axyridis ( variante )
La larve de la coccinelle Harmonia axyridis
 La coccinelle Harmonia axyridis forme spectabilis

La coccinelle Harmonia à 4 points ( Harmonia quadripunctata )


La coccinelle de la bryone ( Henosepilachna argus ) ne vit que sur la bryone qu'elle consomme; dans le sud on peut la trouver sur le melon.

La larve de Henosepilachna argus.

 Hippodamia à 13 points ( Hippodomia 13 punctata )  a une préférence pour les zones humides marécageuses. On ne sait pas si la coccinelle à 13 points a ses facultés de porte bonheur multipliés ou le contraire.
 

Hippodamia variable ( Hippodomia variegata ) prédatrice des pucerons.

Larve de l' Hippodamia variable ( Hippodomia variegata )

La coccinelle rose ( Oenopia conglobata ) ( à ne pas confondre avec l'éléphant rose ) se nourrit de pucerons mais aussi d’œufs de chrysomèles.

La coccinelle à damier ou propylée à 14 points ( Propylea 14-punctata ) se nourrit de pucerons

La psyllobora à 22 points ( Psyllobora 22-punctata ), c'est, en Europe, la seule représentante de ce genre. Elle se nourrit uniquement de mildiou (champignon microscopique).

La coccinelle à 24 points ( Subcoccinella 24-punctata ) adore les œillets qui sont sa nourriture préférée.

Ceci n'est qu'un bref aperçu de la très grande variété de genres et d’espèces de coccinelles que nous pouvons rencontrer très fréquemment à conditions de se laisser émerveiller à regarder de près ces petites bêtes qui malgré leurs vives couleurs peuvent être discrètes.

dimanche 1 janvier 2012

samedi 31 décembre 2011

Fleurs de Corse

L'Ile Rousse; ce sont les roches de porphyre rouge qui lui ont valu son nom, les couchers de soleil y sont particulièrement colorés:

La bourrache naine (Borago pygmaea) (boraginacée), endémique, fréquente les suintements rocheux, les pelouses humides, est présente sur toute l'ile.
 

 La linaire à trois lobes (Cymbalaria aequitriloba) (scrophulariacée), endémique qui prospére dans les fissures de rochers et anfractuosités profondes et bien ombragées.
 

L’épiaire glutineuse (Stachys glutinosa) (lamiacée) endémique répandue dans l'ile, de 0 à 1000métres.

La sérapias de Nuoro (Serapias nurrica) (orchidacée), endémique corso-sarde, proche de Serapias vomeracea, mais s'en distingue par son labelle bordé d'une nette marge blanche. Sur pelouses siliceuses humides du sud:

A titre de comparaison, Serapias vomeracea:
 

L'ophrys bombix (Ophrys bombyliflora) (orchidacée), cette petite plante discrète passe facilement inaperçue.

L'ophrys noir (Ophrys incubacea) (orchidacée) possède deux gibbosités très grandes et velues.
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